Des organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé un "climat de peur" en Gambie, siège de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples,
qui compte des "centaines de personnes disparues, assassinées ou torturées", alors que le président YAHYA JAMMEH célébrait, le 22 juillet 2011, ses 17 ans de pouvoir. Il s'agit de l'Organisation
mondiale contre la torture (OMCT), de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (RADDHO). Le Comité
international pour le respect et l’application de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CIRAC) s’est joint également à cette campagne de dénonciation du régime tyrannique de
Yahya Jammey, l’homme qui vient de déclarer « que ni le scrutin présidentiel prévu le 24 novembre, ni un coup d'Etat militaire ne le chasseront du pouvoir, ce que seul Dieu pourrait faire
».
Voici ce que notre confrère Pambazuka News (http://www.pambazuka.org/fr/) le journal en ligne rapporte.
"Des centaines de personnes ont disparu, ont été assassinées ou torturées" en Gambie, affirme Amnesty International dans un communiqué publié vendredi.
Ces cas doivent être éclaircis et "ceux qui sont impliqués dans des assassinats identifiés et traduits devant la justice" de ce pays où "la torture est encore
largement pratiquée par les forces de sécurité".
"Le président Jammeh commémore chaque 22 juillet comme une journée de liberté alors que la Gambie est dirigée d'une main de fer par un gouvernement qui réprime
impitoyablement toute opposition", déclare l'adjoint au directeur du bureau Afrique d'Amnesty, Tawanda Hondora, cité dans le communiqué.
Trois autres ONG de défense des droits de l'homme ont également dénoncé "un climat de peur" en Gambie.
Il s'agit de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et de la Rencontre africaine
pour la défense des droits de l'homme (Raddho).
Harcèlement, menaces et disparitions forcées sont, selon elles, "une nouvelle tactique (de Banjul) pour empêcher les défenseurs" des droits de l'homme "de mener à
bien leurs activités".
Selon ces organisations "les journalistes font l'objet de détentions et de poursuites arbitraires, une situation qui pousse certains d'entre eux à fuir ou à
pratiquer l'autocensure".
La Gambie, petit pays d'Afrique de l'Ouest de 1,5 million d'habitants enclavé dans le Sénégal à l'exception de sa façade maritime, demeure une destination
touristique prisée des Européens.
Le président Jammeh, 46 ans, arrivé au pouvoir le 22 juillet 1994 par un coup d'Etat, a récemment déclaré que ni le scrutin présidentiel prévu le 24 novembre, ni un
coup d'Etat militaire ne le chasseront du pouvoir, ce que seul Dieu pourrait faire.
La Gambie abrite le siège de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples. Malheureusement ce pays où l'être humain est bafoué n'est pas un modèle
en matière de protection des droits de l'homme. Ce qui est paradoxal aux yeux des défenseurs des droits de l'homme qui appellent à une délocalisation du siège de l'institution et dénoncent la
complicité de l'Union Africaine et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).
Merci Pambazuka pour le travail que vous faites en vue de vulgariser ce que les autres moyens de communication ne veulent pas livrer à l’opinion internationale.
C’est pourquoi par rapport à notre partenariat nous avons diffué votre analyse sur la Gambie, respectant ainsi votre devise : A travers les voix des peuples d'Afrique et du Sud dans sa globalité,
Pambazuka Press et Pambazuka News diffusent des analyses et des débats sur la lutte pour la liberté et la justice.
Le réseau Forum radio télévision des droits de l’homme estime que les défenseurs des droits de l’homme, ne doivent plus admettre que le dictateur de Banjul continue
de narguer la communauté internationale. Il est en porte à faux avec les droits de l’homme en faisant de la journée de sa prise de pouvoir, journée de la liberté. Nous sommes indignés car les
Gambiens n’ont pas la liberté d’expression et de mouvement. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples siège pratiquement à huit clos et en réunion contrôlée à Banjul. Elle doit
donc faire sa valise sans trop tarder et s’installer provisoirement à Addis-Abeba ou en Afrique du Sud, pourquoi pas en Egypte. Nous sollicitons l’appui de la communauté internationale, des
mécènes, et de ceux qui soutiennent l’Afrique pour la construction d’un siège de la Commission panafricaine des droits de l’homme dans un Etat respectueux de la liberté et de la dignité de la
personne humaine. La crédibilité de l’institution panafricaine des droits de l’homme est entamée, parce qu’elle est entre les griffes du tigre de Banjul, qui n’attend que les flèches de Dieu
l’Eternel pour quitter sa mangeoire. Nous devons donc engager des poursuites contre Yayha Jammeh sans complaisance, pour tous ses crimes qualifiés, conformément au droit international des droits
de l’homme. Voici le vrai cadeau que nous lui adressons pour son prochain anniversaire dit de la liberté des Gambiens.
Source: frtdh
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