Les États-Unis, le Japon et les pays européens ont toutefois refusé de participer à ce "protocole".
C'est à peine croyable. Une minute de silence a été observée à l'Assemblée générale de l'ONU, jeudi, à la mémoire de... l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, décédé samedi dernier à l'âge de 69 ans. Malgré les réticences de certains diplomates occidentaux, Nassir Abdulaziz Al Nasser, président de l'Assemblée générale, a accepté la demande de la mission nord-coréenne d'observer cette minute de silence jeudi, à 21 heures, conformément "au protocole".
"Il est de mon triste devoir de rendre hommage à la mémoire de feu Kim Jong-il, secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée, président de la Commission de défense de la République démocratique populaire de Corée et commandant suprême de l'armée du peuple coréen, décédé le samedi 17 décembre", a dit Al Nasser. "Nous pensons que ce n'est pas approprié", avait indiqué avant le début de la réunion un diplomate.
Kim Jong-un encadré
Les États-Unis, le Japon et plusieurs pays européens ont d'ailleurs décidé de boycotter cette minute de silence. D'autant que le programme nucléaire nord-coréen a été à la source de vives tensions ces dernières années avec la communauté internationale. La Corée du Nord a suspendu les négociations à Six avec la Corée du Sud, les États-Unis, la Chine, le Japon et la Russie, il y a plus de deux ans pour protester contre une nouvelle série de sanctions adoptées par les Nations unies à son encontre. Parvenu au pouvoir en 1994 à la mort de Kim-Il sung son père et fondateur du régime, Kim Jong-il a succombé à une crise cardiaque samedi alors qu'il voyageait en train, selon la presse nord-coréenne.
C'est son fils, Kim Jong-un qui a pris sa succession. Mais il ne sera pas seul à régner sur la Corée du Nord. Il partagera le pouvoir avec un de ses oncles et
l'armée. Depuis la mort de Kim Jong-il, (...) Lire la suite sur LePoint.fr
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