Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 13:31
- Publié dans : ACTUALITE
La pauvreté des populations  riveraines et les problèmes environnementaux nés après la  construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun inauguré en 2003  nécessitent des solutions, selon les experts participant à un  séminaire organisé vendredi à Yaoundé par la Fondation  camerounaise d'actions rationalisées et de formation sur  l'environnement (FOCARFE).  

     Le projet pétrolier et d'oléoduc a laissé de nombreuses  défaillances quant à la quantification des plantes et autres  objets détruits ainsi que de promesses non tenues, selon la  FOCARFE qui a mené une étude auprès des populations riveraines. 

     "Il est question d'apporter des solutions rapides à ces  difficultés", a déclaré Mme Ndoumbe Nkotto Hilde-José, membre de  La Fondation FOCARFE.  

     La représentante des populations autochtones et pygmées du Sud  du Cameroun, Noah Jeanne, a énoncé un chapelet de promesses non  tenues qui concerne la santé, l'éducation, la carte nationale  d'identité, ainsi que les ustensiles de cuisine.  

     La société civile propose qu'il soit accordée une royalties de  10% aux populations riveraines sur les taxes prélevées sur le  transit en territoire camerounais.  

     Le projet pétrolier et d'oléoduc Tchad-Cameroun par le  Consortium Exxon-Petronas-Chevron a coûté 3,7 milliards de dollars et comporte l'exploitation de 300 puits dans 3 champs pétrolifères au Tchad et le transport du pétrole à travers un oléoduc  souterrain s'étendant sur 1 070 Km dont 891 sur le territoire du  Cameroun.  

     Traversant 242 villages repartis dans 5 provinces du Cameroun  il rapporte 0,31 dollars par baril à l'Etat du Cameroun en terme  de doits de transit.

Par L'HOMME DE LA PAIX
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