Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 12:55
- Publié dans : ACTUALITE
La gangrène a fait son lit au sein de l’administration publique camerounaise et le Président de la République Paul BIYA avait trouvé le mot juste pour la qualifier : l’inertie. «Il faut secouer l’inertie…», disait-il dans l’un de ses discours resté célèbre. C’est pour joindre l’acte à la parole que le Recteur de l’Université de Ngaoundéré, le Sécretaire Général,  le Conseiller technique auprès de M. le Recteur ainsi que d’autres proches collaborateurs ont décidé d’effectuer une visite surprise dans les services déconcentrés de cette institution universitaire le lundi 29 septembre dernier.

Du Rectorat à la Direction du centre des œuvres universitaires en passant par le bloc inter facultaire, l’ENSAI-IUT, l’Ecole des Sciences et de Médecine Vétérinaire, les bibliothèques, la D.I.P.D. et le Centre Médico-social, le constat était le même.

Huit personnels sur dix viennent au travail en retard lorsque ce n’est pas l’absence qui est purement et simplement constatée, surtout en cette période de rentrée académique. A 9h et 30 minutes ce jour là, les portes de certains services étaient encore barricadées et la délégation du Recteur en a tirée toutes les conséquences en relevant le nom des absents. C’est ce qui a justifié la pluie de demandes d’explications qui s’en est suivie invitant les uns et les autres à donner des justifications sur leur retard ou absence. Selon des sources proches du Rectorat, environ 200 personnels seraient concernés. Pour se rendre compte de l’ampleur de la situation, il fallait se rendre  ce jeudi 02 octobre au Secrétariat Général de l’Université de Ngaoundéré  pour observer le flot incessant de ces personnels qui veulent défier l’autorité de l’Etat venus déposer leurs réponses.

Selon des sources dignes de foi, les premières visites surprises avaient jusque là abouties à des avertissements avec insertion au dossier professionnel mais cette fois ci, des sanctions et non des moindres vont tomber. Les absentéistes et autres retardataires n’ont donc qu’à bien se tenir. Seulement, entre lundi et jeudi, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, des maladies fictives ont pu être imaginées, de faux carnets de santé établis et de fausses demandes de permission accordées.

Comme pour dire qu’ «à l’impossible nul n’est camerounais» et que tous les moyens sont bons pourvu qu’ils soient efficaces. Puissent des initiatives comme celle du Recteur  se multiplier afin de tordre définitivement le cou à cette gangrène qui est en passe de devenir la règle au sein de nos institutions! Décidément, les vieilles habitudes ont la peau dure…

Par L'HOMME DE LA PAIX
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