Partager l'article ! Le président Wade appelle à une réforme du système monétaire international: Le système monétaire international doit être réformé ...
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Le système monétaire international doit être réformé pour qu'il prenne en compte les intérêts du continent africain qui en est exclu, a préconisé, samedi à Dakar, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade.
"Nous sommes en marge du système monétaire international. Il faut commencer par réformer le système monétaire international. Ce système est tellement mauvais qu'il a amené la faillite dans le reste monde", a déclaré M. Wade.
Le chef de l'Etat animait, au palais de la République, un débat sur la crise financière mondiale qui secoue le monde depuis plusieurs semaines. Plusieurs universitaires, des économistes et des membres du gouvernement ont pris part à cette rencontre.
"Le système politique mondial, c'est le Conseil de sécurité des Nations unies où nous sommes (minoritaires) nous les Africains. Il y a tout un problème de réforme du Conseil de sécurité et de la justice internationale", a indiqué M. Wade.
Selon lui, le monde est secoué par une crise qui dépasse le domaine financier. Il a de ce point de vue invité l'Afrique à contribuer à "la réforme de la gouvernance mondiale".
"Il y a une crise mondiale dans tous les domaines...la crise financière n'a été que la goutte d'eau d'une crise multiforme", a- t-il ajouté. "Cette crise, a-t-il relevé, pose le problème de la gouvernance mondiale."
"La réforme ou les réformes se feront. Pour qu'elles se fassent en tenant compte des intérêts de l'Afrique, il faut que la voix de l'Afrique soit entendue. Il faut que l'Afrique participe à la réforme de la gouvernance mondiale, à tous les niveaux."
"Sinon, on réformera le monde sans nous", a-t-il prévenu, ajoutant : "ne laissons pas le monde se réformer sans nous. Il faut qu'on entende la voix de l'Afrique. Mais le problème, c'est comment (le faire). C'est ça la question."
"Le débat sur la réforme de la gouvernance mondiale bat son plein. Le souhait, c'est qu'on commence quelque chose et qu'il y ait un début de réponse africaine qui ne soit pas limitée au système monétaire international", a suggéré le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio.
"On nous dit que si la crise se poursuit ça va avoir des incidences en Afrique. Il y aura une incidence sur l'aide à l'Afrique, pas sur l'Afrique elle-même. L'incidence sera mineure par rapport aux autres dans la mesure où, ici, nos paysans, nos populations ont à manger pendant un an ou deux... C'est ça l'essentiel", a-t-il ajouté.
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