Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 01:00
- Publié dans : ACTUALITE

 

Le mois de novembre est un mois d’allégresse, de béatitude, d’euphorie, de gaieté, de griserie et surtout de hilarité chez certains étudiants tchadiens du Maroc et plus particulièrement ceux appartenant à la communauté Borgate. C'est un secret de polichinelle que de nos jours le communautarisme a infesté le milieu estudiantin au Maroc et ailleurs.


Il y a quelques jours, une délégation composée de trois personnes, toutes Borgates, est arrivée en terre chérifienne avec une manne remplie d'euros, environ 300 millions, si on en croit le fameux ministère de contrôle.

 

D’après toujours ce fameux ministère, cette somme est sortie tout droit du ministère de l’action sociale et de la famille et destinée aux étudiants tchadiens inscrits dans des écoles privées et ceux qui sont « hors quota » au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Russie.

 

Comme vous pouvez vous en douter, nous avons eu à faire à trois missionnaires incompétents, incultes, ignares, novices, bref de vrais béotiens. Et pourtant, ce sont ces trois guignols là qui ont été mandatés de partager ce pactole aux étudiants des pays ci-dessus cités.

Les deux jours consacrés à la distribution de ces aides financières sont des moments très riches en enseignements et aussi très colorés. Deux jours de fausses attestations d’inscriptions, deux jours de gaieté chez tous les étudiants Borgates. Je suis Borgate et donc naturellement proche de ces incompétents, j’ai reçu 500 à 600 euros. Je suis un simple Borgate, j’ai 300 euros. Et le reste  de nos frères, chacun a reçu exactement ce qu’il lui faut, c'est à dire en moyenne la somme de 150 euros.

 

Ce mois de décembre, la grand-mère de la communauté Kobé a donné naissance à un enfant au Maroc.

 

Un faussaire, travaillant à l’ambassade du Tchad en France, le nommé Mahamout Hassan, est envoyé au Maroc comme payeur. C'est un jeune bien connu pour ses péripéties mafieuses, il a grandi dans un cosmos de duperie, de filouterie, de fraude, de grivèlerie, d’indélicatesse et du vol. Muni de quelques textes soi-disant émanant du ministère des finances, il va s'en servir pour justifier sa forfaiture, une ignoble injustice qu'il produira dans le milieu estudiantin au Maroc.

 

Tenez-vous bien, le faussaire Mahamout Hassan a osé interdire tout retrait avec procuration. Car beaucoup d'étudiants laissent fréquemment une procuration pour le retrait de leur bourse et parfois même de leur diplôme. C'est sans compter avec le payeur qui va user de cette parade pour pouvoir bloquer une importante somme aux différents groupes de la communauté Kobé au Maroc. Et cela a bien fonctionné.

 

Tout proche de notre jeune payeur reçoit une somme équivalente à quatre procurations (600 euros). Tout autre étudiant de la communauté reçoit une équivalence de deux procurations (300 euros). Et le reste  de nos frères, chacun a reçu exactement ce qu’il lui faut, c'est à dire en moyenne la somme de 150 euros.



La question est de savoir pourquoi toute cette injustice ? Pourquoi ce tribalisme ambiant dans un milieu estudiantin ? Pourquoi cette aide ? Ceux qui sont dans les autres pays que ceux cités ci-dessus ne remplissent-ils pas les critères ? Et quand est ce qu'ils recevront leurs pécules ? Depuis quand a t-on initié ce genre d’aide ? Ce sont là une série de questions qui interpellent chacun d'entre nous à son niveau et qui méritent qu'on s'y pencher pour voir de plus prêt.

 

A suivre...

 

 

 

ABDALLAH CHIDI DJORKODEI

      TCHADHANANA


Par ABDALLAH CHIDI DJORKODEI
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés