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"Tous les ambassadeurs de l'UE ont maintenant quitté le pays", écrit sur son blog le ministre suédois des Affaires étrangères, en soulignant qu'il existe toujours une incertitude concernant les événements au Honduras après le coup d'Etat.
Il a ajoute que les Etats membres de l'UE débattent de la meilleure façon de faire pression en faveur d'un "retour rapide" à l'ordre constitutionnel.
Les Nations unies, l'Organisation des Etats américains, les Etats-Unis et d'autres ont condamné le renversement du président Zelaya survenu dimanche. Le secrétaire général de l'OEA, Jose Miguel Insulza, a déclaré jeudi que l'Organisation discuterait durant le week-end d'éventuelles sanctions contre le Honduras.
Mercredi, l'OEA a donné trois jours aux auteurs du coup d'Etat pour rendre le pouvoir au président Zelaya, faute de quoi le pays "risque d'être suspendu" de l'organisation régionale, qui évoque un "ultimatum" adressé à Tegucigalpa.
Mais les nouveaux dirigeants du Honduras se montrent inflexibles et M. Insulza a déclaré jeudi douter qu'ils changent d'avis d'ici samedi. Désigné président intérimaire par le Parlement après le coup d'Etat, le président du Congrès Roberto Micheletti a exclu catégoriquement de rendre le pouvoir à Manuel Zelaya.
"Personne ne peut me forcer à démissionner si je n'enfreins pas les lois du pays", a-t-il déclaré mardi soir à l'Associated Press dans une posture de défi envers l'ONU, l'OEA, les Etats-Unis et les autres gouvernements qui ont condamné le coup de force des militaires.
Manuel Zelaya a été renversé par l'armée et expulsé de son pays dimanche avant l'aube, quelques heures avant la tenue d'un référendum constitutionnel, jugé illégal par la Cour suprême, le Parlement et l'armée, destiné à l'autoriser à briguer un second mandat. Le président déchu, dont le mandat de quatre ans s'achève normalement en janvier, a annoncé mardi qu'il renoncerait à organiser la consultation s'il était rétabli dans ses fonctions.
M. Micheletti, qui appartient au même Parti libéral que M. Zelaya, estime que ce dernier "a déjà commis des crimes contre la Constitution et la loi". "Il ne peut plus revenir à la présidence de la République à moins que le président d'un autre pays d'Amérique latine ne vienne l'imposer par les armes", prévient-il.
Manuel Zelaya a différé son retour au Honduras, qu'il comptait initialement effectuer jeudi. Roberto Micheletti a averti qu'il serait arrêté immédiatement s'il rentrait au Honduras. AP