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Un grand opposant radical, originaire du méridien tchadien, disait : «si nous avions apporté notre soutien à
Youssouf Togoimi, il serait depuis longtemps à N’Djamena».On pourrait facilement imaginer pourquoi il n’a pas voulu apporter son soutien au martyr Togoimi.
Dans un autre contexte, mais qui est lié à notre sujet, je me rappelle de ce qu’un jeune homme, à N’Djamena, de loin mon cadet, me disait
:
« Grand, les gens qui souffrent le plus au Tchad sont ceux qui ont une vision patriotique pour le pays». Là
aussi, on imagine ce que cela voudrait dire.
Ainsi, on peut pratiquer la politique selon sa conviction philosophique en matière d’économie, du sociale, culturel etc. Mais l’indice de
l’amour de la patrie est absolu ; et surtout, à mon avis, il ne pourrait jamais être sélectif. Malheureusement, c’est ce qu’on voit à travers les différentes interventions des
intellectuels tchadiens dans leurs analyses concernant le mal de notre patrie commune.
Bref, nous avons un devoir moral de porter un jugement positif sur ceux dont toutes les actions ont été guidées
par amour à la patrie, sur ceux qui ont sacrifié toute leur vie pour une cause qu’ils croient juste ; les vivants comme les morts ne doivent être oublié.
Aujourd’hui, les camarades Djibrine alias Khirachi et Dimtola Tanassengar ont parlé du Dr Ley-NGARDIGAL djimadoum, le suivant c’est le martyr Dr Outel Bono, Achekh IBni Oumar et tant
d’autres sont sur notre liste de « Alhiwar Al-Ifrighi ». Ils méritent au moins cela.
Albissaty Saleh Allazam
L’inflexible opposant politique, Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, Secrétaire Général de l’ACTUS-prpe.
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum est un opposant tchadien radical et atypique idéologiquement. Pour lui, il faut
«mettre hors d’état de nuire le dictateur Déby auteur de la déchéance du pays et de la paupérisation exponentielle des masses populaires»selon ses propres expressions
habituelles.»
Dans un récent débat en direct, organisé par la Radio Voix de l’Allemagne le 27 mai dernier, entre cet opposant et le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Mr
Mahamat Hissein,ce dernier l’a qualifié «d’Opposant extrémiste ».
Dr Ley, pour les intimes, n’est pas un homme politique comme tout le monde au Tchad. Chose rare au Tchad, le monsieur a une idéologie à laquelle il croit dur comme fer. Certains le
surnomment « le Bolchevick tchadien». Ce qui est pour lui une fierté et non une insulte comme pourrait le penser ses détracteurs. C’est pour lui une marque de reconnaissance de sa couleur
« Rouge vif » C’est donc un communiste, d’où la radicalisation de sa lutte et sa vision pour un Tchad débarrassé des intrigants et autres populistes qui germent en milieu de la classe
politique.
Cependant, malgré sa philosophie communiste qui voit le Tchad à travers un prisme particulier, l’homme est connu pour son esprit de consensus quant à la conjugaison des efforts pour
renverser le régime de Deby.
Un opposant pas comme les autres
Diplômé de l’Université de Nancy, il est Docteur en Biochimie-Biologie. Sa farouche opposition à la « médiocratie et à la dictature tchadiennes
», l’a contraint à vivre hors de son pays natal après ses études. Son amour pour son pays n’a d équivalent que son esprit de sacrifice pour « l’instauration d’un état de droit et de
justice sociale pour les Masses populaires » selon ses expressions fréquemment répétées.
Marié à une universitaire française, Docteur en Economie et élue politique, Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum est père de quatre enfants. Il réside
actuellement avec sa famille en France où il est Professeur de Biochimie. Cet internationaliste, de l’avis de ses proches, a purement et simplement sacrifié ses intérêts personnels au
détriment de ceux de sa patrie natale et la cause des travailleurs. « J’ai la rage contre les régimes pillards et rentiers à travers le monde au même degré que celui du dictateur Deby qui
font souffrir les Masses populaires…» assène régulièrement l’opposant inflexible.
Sacré bout de Sara
De taille et de corpulence presque moyenne, il présente
une carrure physique très loin d’être imposante comme chez la plupart de ses compatriotes de la région méridionale du pays, la Préfecture de Doba, communément appelés «les Sara». Certains
ressortissants de sa région le taquinent de « gringalet ». Cet homme, au regard rêveur, est doué d’une certaine intelligence maîtrisée. Il est ouvert, modeste et généreux, cependant, dans
certaines circonstances, il sait opter pour la fermeté.
Inversement à sa petite corpulence physique, il est un adversaire politique coriace, trempé d’une volonté et au point d’acier. Il ne transige pas lorsqu’un principe est bafoué ou que «les
Masses populaires soient victimes des injustices caractérisées.»
Issu d’une famille de militaires, il naquit au Nord du Tchad, plus précisément à Moussoro, dans la Préfecture du Kanem (à la porte du désert du Sahara tchadien) où son père fut muté à la
garnison militaire de cette ville. La ténacité dans le combat, la rigueur, l’abnégation, la loyauté…seraient autant de valeurs militaires que son père lui aurait transmises par son
éducation. Cette éducation de « Askar » aurait certainement laissé en filigrane une empreinte indélébile dans son caractère et sa capacité de résistance sur l’impitoyable et cruelle arène
politique tchadienne où tous les coups bas, mensonges, menaces de mort et autres diffamations les plus ignobles sont utilisées comme armes politiques. Mais peine perdue, car cet opposant
intrépide, homme de conviction qui a de la suite dans les idées, est téméraire.
A la question de savoir à quand date son premier
sentiment conscient ou inconscient « politique » ? Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum affirme : «…En classe de 6ème, j’ai passé mes premières vacances d’été dans le village paternel, Koundou dans
le Logone Oriental. J’ai eu un douloureux choc en comparant nos conditions de vie de citadins et de famille aisée à celles des paysans. Malgré mon adolescence, un sentiment de révolte
m’anima. J’éprouve de l’amertume en observant que nos parents villageois ne vivent pas aussi décemment comme nous citadins. C’est à partir de ce constat d’injustice que fut scellé mon
premier engagement politique ».
Des services pour la patrie
En 1995, dans le cadre du Programme Tokten du PNUD, il fut envoyé au Tchad par l’ONU, pendant un mois à
l’Université du Tchad à N’Djaména où il a dispensé des cours de Microbiologie(Bactériologie, Virologie) et
d’Immunologie à la Faculté de Médecine. Ce court séjour après plusieurs années d’exil l’a profondément marqué.
La misère généralisée et l’état incommensurable de délabrement du pays ont été pour lui une pression supplémentaire dans sa fougue militante contre celui qu’il appelle « le dictateur Déby
».
Aujourd’hui en 2009, il continue son combat contre la dictature en
martelant à ses interlocuteurs : « Le Tchad a enregistré 4,3 milliards de dollars de recette depuis 2003, date du début de l’exportation du pétrole. Cependant hélas, jamais de mémoire de
Tchadien, les Masses populaires n’ont jamais été autant misérables : inexistence de véritables systèmes éducatif et de santé, manque d’eau potable, les Masses populaires vivent avec moins
de 1 dollar par jour, le pays est parmi les 10 derniers les plus pauvres au monde…C’est insupportable, il faut raccourcir ce régime et proposer une autre alternative, un autre projet de
société au peuple »
Les acquis familiaux éducatifs susmentionnés ont servi plus tard le jeune activiste au Lycée Félix Eboué de N’Djaména où il faisait partie de la délégation qui rencontra le Recteur de
l’Université suite à la grève contre la réforme du Baccalauréat.
Encore lycéen, l’élève LEY-NGARDIGAL Djimadoum était atypique : il menait une vie austère et rustique pour un adolescent de son âge. Il refusait de prendre part aux soirées dansantes ou
surprises parties, jamais il ne consommait des boissons alcoolisées et ne fumait pas. Il passait ses temps libres entre le sport, les Centres culturels français, les salles de lecture des
Ambassades de Chine populaire et de l’ex URSS à N’Djaména. Passionné de l’histoire de la révolution française de 1789 et de la Commune de Paris, il dévorait les ouvrages qui leurs sont
consacrés. Il lisait aussi les Ecrits de Jean Paul Sartre, de Lénine, le petit livre rouge de Mao, les classiques du Marxisme, les ouvrages sur la révolution d’octobre de 1917 en Russie,
les romans « Germinal » de Zola, « les Misérables » de Victor Hugo…
Sa conviction de lutte contre les injustices fut davantage enracinée dans son engagement politique avec son entrée à l’Université où les luttes
estudiantines et débats politiques trouvèrent leur tribune. C’était l’excellente école pratique et d’expériences culturelles révolutionnaires pour le jeune Ley.
Son adhésion quelques années plus tard à l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) fut le point culminant de son activisme sur la scène politique tchadienne et
internationale. Apprécié et reconnu de tous les militants du Parti pour sa combativité et son dévouement. C’est un travailleur inlassable qui dort très peu tant que le travail entrepris
n’est pas achevé.
Il est l’acteur principal et celui qui a contribué de manière décisive à donner à l’ACTUS ses lettres de noblesse de mouvement révolutionnaire. Il a su imposer l’ACTUS sur la scène
politique internationale au sein du mouvement révolutionnaire et communiste international. Son activisme sans retenue aucune dans l’opposition et contre le régime de Déby et de
l’impérialisme (Françafrique), lui a permis d’avoir une reconnaissance méritée au niveau national et de la diaspora et des Activistes africains. Un ancien Ministre tchadien et Leader d’un
Parti d’Opposition déclara, au sujet du Dr Ley, la phrase suivante : «Ley est un jeune homme combatif, sincères, honnête, déterminé et efficace. Cependant, son défaut c’est d’être un
communiste. Je ne partage pas cette valeur idéologique».
Cette reconnaissance nationale lui a permis de représenter le Parti et d’être membre de l’organisation des Conférences de l’Opposition de 2002
et 2006 à Paris et enfin de participer en qualité de Membre de la Commission technique aux travaux de la Conférence du Groupe de Libreville en 2007, initiée par le Président Omar Bongo et
l’Ex président tchadien Goukouni Weddeye. Il démontra ainsi sa farouche volonté pour la création d’un large front unitaire de l’opposition avec pour plate-forme minimale commune, une
victoire contre le Président Déby afin d’instaurer la paix et une véritable démocratie au Tchad.
A l’issu de la Conférence de l’opposition de 2002, il fut nommé Commissaire aux relations extérieures de la
Coordination des Mouvements Armés et Partis politiques (CMAP), une Coordination de 13 Mouvements et Partis politico-militaires, puis de la CMAP/dd. C’est à ce titre qu’il avait dirigé une
délégation au Tchad et a été reçu par le Président Déby à qui il a transmis le projet de la CMAP d’une Conférence inclusive de paix.
A la deuxième conférence de l’opposition en 2006, il fut élu Vice-président puis Président du Comité chargé de
l’Organisation de la Conférence Inclusive de Paix (COPORT), une Coalition d’une vingtaine de Partis politiques, Associations et Mouvements politico-militaires). L’objectif était, à
l’instar de la précédente coalition, d’initier la tenue d’une Conférence inclusive de paix. Mais, hélas, l’opposition s’était heurtée à la pratique méprisante du Président Déby de
débauchage individuellement les Opposants.
« La multitude de projets de paix transmise au Président Déby est restée lettre morte car ce dernier rejette
toute idée d’organiser une Conférence inclusive de paix. Il préfère des ralliements individuels des opposants par des accords parcellaires afin d’anéantir les Forces de résistance
nationale par l’usure…» déclare le Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum qui justifie ainsi l’une des raisons de son indéfectible soutien et l’adhésion
de son Parti l’ACTUS/prpe aux Forces de résistance nationale de l’UFR.
Le Bolchevick tchadien est aussi un partisan acharné de la création immédiate des Etats-Unis d’Afrique, la seule
alternative selon lui pour obtenir une véritable indépendance du continent en s’opposant efficacement à la domination et aux pillages impérialistes.
Ses multiples engagements aux côtés des autres Africains en lutte contre les dictatures et ses participations relatives aux sujets sur l’Afrique, font de lui un Homme qui bouillonne pour
l’émergence, l’indépendance, la puissance et le développement du continent. Il est profondément blessé de constater que l’Afrique soit méprisée par les puissances impérialistes qui la
pillent en bâtissant leur prospérité sur son dos.
La partition de l’ACTUS
A partir de 1994 un combat idéologique interne très intense opposa deux courants idéologiques de l’ACTUS. Le Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum fut
alors démocratiquement élu Secrétaire Général de l’ACTUS au Congrès extraordinaire de Lyon en 1996. Il dirige le courant révolutionnaire communiste qui a été le fondement idéologique de
la création du Parti. Son courant affronte « l’aile réactionnaire, révisionniste et alliée du dictateur Déby » selon ses termes, qui est animée par le Dr Fidel MOUNGAR,
A l’issu de cette longue bataille politique et révolutionnaire de
plus d’une décennie, une clarification fut faite : L’ACTUS se scinde alors définitivement en deux Partis. Conformément à la résolution N°2 de la Conférence extraordinaire des 2 et 4
février 2009 à Amiens où fut créée, l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme Parti Révolutionnaire Populaire et Ecologique (ACTUS/prpe) dirigée par Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum.
L’autre Parti, ACTUS continue à être sous la direction du Dr Fidel MOUNGAR.
L’ACTUS/prpe du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum est résolument ancrée dans l’Opposition radicale au sein des Forces de résistance nationale. C’est
ainsi qu’elle adhéra à l’UFR le 19 février 2009 qui s’organise militairement à l’Est du pays pour libérer le Peuple tchadien de la tyrannie du Président Deby.
Un Homme aux écrits acerbes et engagés
Redoutable pamphlétaire, les articles du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum sont caustiques à l’égard du régime de Déby au Tchad et contre «
l’impérialisme qui opprime les Peuples du Sud ». Sa plume est une terrible arme qui suscite la furie guerrière du locataire du palais rose de N’Djaména.
De 2004 à 2006 il fut Rédacteur en Chef du journal en ligne Alwihda. Il travailla en parfaite harmonie et efficacité avec le Dr Albissaty Allazam, alors Directeur de publication, pour
l’essor de ce titre, premier journal tchadien en ligne. Il démissionna de la rédaction suite à une mésentente d’ordre organisationnelle et politique qui, plus tard, se transforma en une
guéguerre dont a vu l’entrée en scène d’autres personnes, avec le propriétaire du site Ahmat Yacoub qui a regagné le régime en Avril 2009.
Depuis janvier 2007, il est Rédacteur en Chef du célèbre journal
en ligne tchadien «Tchad Espoir », réputé pour son sérieux et sa virulence à l’égard de Déby, son régime et ses espions infiltrés au sein de l’opposition. La contribution inestimable de «
Tchad Espoir », grâce à l’implication majeure et la combativité du Dr Ley-Ngardigal, est appréciée. Le Journal est alors résolument engagé dans la lutte pour la démocratie et la liberté
d’expression au Tchad, il renforce l’apologie des Forces de résistance nationale contre la tyrannie de Déby et devient la tribune des sans-voix.
Le travail effectué par le Journal a été à l’origine du plébiscite des internautes et d’être ainsi élu meilleur journal tchadien en ligne de
l’année 2008.
Un panafricain révolutionnaire et internationaliste
Le révolutionnaire communiste, Dr LEY-NGARDIGAL
Djimadoum, est aussi un véritable activiste africain et mondial. En véritable panafricain anti-impérialiste, il prend position contre la condamnation du Président Al Béchir par la CPI qui
relève plus tôt selon ses déclarations « d’une chasse de l’Occident en général contre les gouvernements du Sud qui refusent la soumission aux multinationales et mènent une politique
indépendantiste.»
Nageant à contre courant de la propagande impérialiste, le Secrétaire Général de l’ACTUS-prpe défend aussi les mouvements de résistance nationale dans les pays du Sud, qualifiés de
terroristes par l’Occident.Il soutient le Président Mougabé du Zimbabwé qui, selon lui, « est devenu la bête noire de l’impérialisme Occidental pour avoir nationalisé en 2002 les terres
de 4500 fermiers blancs, colons britanniques qui possèdent 49% des riches terres
du pays »
C’est dans cette logique de ce combat anti-impérialiste et progressiste que ce rouge tchadien prend fait et cause pour les régimes nationalistes anti-impérialistes quelles que soient
leurs couleurs politiques et religieuses et qui mènent effectivement des politiques indépendantistes contre la volonté de domination de l’Occident d’une part, et d’autre part, parce que
ces dirigeants bénéficient du soutien populaire de leurs populations respectives.
Selon ses déclarations ces pays sont la Bolivie de Morales, le Venezuela de Chaves, Cuba de Castro, l’Iran de Ahmedinajed, la Corée du Nord de Kim Jong-il…, qui sont diabolisés,
vilipendés quotidiennement par la presse bourgeoise au service des pays impérialistes du Nord. Pour justifier sa position, Dr Ley ne cesse de dire: « les criminels dictateurs qui
essaiment les pays du Sud et en Afrique à l’instar du Général Déby au Tchad ne sont jamais vilipendés par cette même presse car ils sont les alliés de l’impérialisme français et/ou
international qui les ont imposés militairement à la tête des états contre la volonté des
peuples ».
Le Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum est enfin l’un des rares opposants africains et notamment tchadiens à affirmer avec forte conviction son refrain
favori : « le salut de l’Afrique et du Tchad ne viendrait que si le débat et la pratique politique soient ramenés sur le terrain de la lutte de classe. Il existe une minorité d’individus
imposés par l’impérialisme international et les multinationales à la majorité, les masses populaires dans nos pays.
Ces dirigeants alliés de l’impérialisme et leurs maîtres constituent la classe des exploitateurs et la majorité des populations appartient par conséquent à la classe des exploités. La
paupérisation exponentielle des masses populaires depuis les indépendances nominales africaines des années 60 résultent de cette domination, de l’exploitation et pillages des ressources
naturelles du continent. La révolution pour la justice sociale, pour l’indépendance véritable de l’Afrique restent d’actualité…»
La conception originale de pratique militante du Communiste tchadien est de relancer le débat politique au Tchad sous l’angle de la lutte de classe. Ce qui permettrait selon lui de sortir
des sentiers minés du tribalisme savamment initié et entretenu par l’impérialisme et ses valets locaux afin de briser la cohésion de classe des Masses populaires exploitées par cette
minorité constituée des
« Nordistes musulmans et des Sudistes chrétiens » qui, depuis des décennies, se sont alliés pour les
dominer.
Pour le Dr LEY-NGARDIGAL, se sont les impérialistes et leurs valets qui imposent ces sales guerres de rapine entre les tribus en empêchant la
constitution de véritables Forces unifiées de libération nationale qui accéléraient la chute du régime dictatoriale de Déby soutenu par la Françafrique.
Lors de son passage à Abéché en 2002, Dr Ley déclare avoir « constaté avec amertume les mêmes misères qu’au Sud du pays ». Il résuma sa pensée en ces termes : « Il ne fait aucun doute,
les Masses populaires nordistes et sudistes sont toutes victimes d’exploitation et de domination par une minorité de nordistes et sudistes, valet de l’impérialisme ». En véritable
nationaliste, le Dr Ley est au dessus des intrigues tribales. C’est ainsi qu’il collabore sans sourciller avec ses compatriotes Nordistes dans les différents journaux en ligne, dans les
Partis politiques et surtout il est l’un des rares Sudistes à soutenir les Forces de résistance de l’Est (FUC,UFDD,CMU,AN,UFR…) que certains méridionaux tchadiens, indifférents,
considèrent comme une affaire des «Doums ou Musulmans ».
Le Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum aura-t-il raison des Forces obscures qui plongent le Tchad dans l’abîme en
s’épanouissant à son détriment ? Les Masses populaires finiront-elles un jour se souder comme un seul homme et accepter de se battre contre cette exploitation de l’homme par l’homme, les
pillages des ressources nationales et les massacres des populations innocentes ? « Le bien-être social et la justice dont elles sont privées seront le résultat d’une âpre lutte de
libération » répète inlassablement le Bolchevick tchadien.
Article réalisé pour la Rédaction de Al-Ifrighi par Djibrine Khirachi, Djimtola Tanasingar et Youssouf Attahir; introduction du Dr Albissaty
Saleh Allazam
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