Partager l'article ! A qui profite la libération des journalistes par la Corée du Nord ?: Au terme d'une visite surprise en Corée du Nord, l'ancien président américai ...
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Le Los Angeles Times et Politico insistent d'abord sur le succès personnel du 42e président des Etats-Unis. "Cette semaine marque un renversement complet dans la vie de Bill Clinton qui, jusqu'alors, était un ancien chef d'Etat qui semblait sans aucune identité claire ou rôle utile sous la présidence de Barack Obama", ironise Politico. Pour le journal sud-coréen The Hankyoreh, Bill Clinton "a laissé le souvenir le plus fort, dans sa volonté de rendre les relations entre Etats-Unis et Corée du Nord proches de la normalisation". Selon le Washington Post, la réussite de la mission est essentiellement due au réseau de contacts financiers et politiques de l'ancien président, et de sa femme, secrétaire d'Etat.
Nombreux sont les éditorialistes et analystes qui s'interrogent aussi sur la méthode et le bien-fondé d'une visite "privée" pour négocier la libération. La Far Eastern Economic Review défend ainsi "les bénéfices des canaux directs de discussion" et souligne "le besoin d'une relation multifacettes". Le quotidien conservateur The Chosun Ilbo dénonce, quant à lui, une instrumentalisation. "Comment un pays peut prendre deux otages pour parvenir à ses fins politiques et montrer au monde une photo de son leader souriant, même dans un Etat renégat comme la Corée du Nord", lance le journal. Le LA Times pense au contraire que Pyongyang a peu gagné dans l'affaire.
ENJEU NUCLÉAIRE
Dans la presse américaine et sud-coréenne, la question des retombées fait également débat. Si, pour l'analyste du Hankyoreh, la visite de M. Clinton sonne comme un prélude à de nouvelles négociations sur le
nucléaire, le Korea Herald se montre moins enthousiaste : "Pyongyang ne
devrait pas se méprendre en croyant que la visite de Bill Clinton est le signe d'un changement de cap dans l'attitude de Washington vis-à-vis de la Corée du Nord. Washington devrait envoyer des
messages appuyés, soulignant que la pression internationale continuera jusqu'à ce que la Corée du Nord abandonne son programme nucléaire", affirme le quotidien. Pour le Christian Science Monitor, l'initiative
américaine met également de côté son allié démocratique qu'est la Corée du Sud.
L'affaire "pose un défi à M. Obama", souligne enfin le New York Times : "Alors qu'il pourrait poursuivre l'ouverture, il ne doit pas être désespéré d'aboutir à un accord au point
de laisser la Corée du Nord définir tous les termes." Mais pour le Washington Post, avec la médiation de M. Clinton, "l'administration n'a pas franchi la ligne entre
l'apaisement et la capitulation".
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